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Contre les violences sexuelles dans l’Église : « Affirmer en actes, plus jamais ça »

Sœur Véronique Margron est théologienne et présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref).


Face à « l’ampleur effroyable » des chiffres rendus publics par la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) et face à la persistance de « crimes au présent », elle appelle à réformer l’Église et à ouvrir sa gouvernance aux laïcs et aux femmes. Pour que les réformes « nécessaires » à la lumière des « défaillances institutionnelles » mises en lumière par le rapport Sauvé ne se fassent pas « sans les catholiques ».

Comment accueillez-vous les recommandations du rapport Sauvé ?

Avant tout avec une immense gravité et autant de douleur devant ce que le rapport dévoile. Certaines recommandations supposent des décisions immédiates. L’urgence absolue, c’est d’accueillir les victimes et leurs proches. Celles et ceux qui n’ont pas encore parlé, qui écrivent et qui nous téléphonent, aujourd’hui. La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), qui a cessé ses travaux, a reçu 216 courriers dans les trois jours qui ont suivi la remise du rapport, le 5 octobre. Nous en avons reçu nous-mêmes au moins une trentaine. Un numéro national dédié est en place. Cette écoute des victimes est une obligation morale. Elle nous incombe, au nom de notre responsabilité collective.

Une commission indépendante pour assurer la médiation
Comment réparer le mal subi ?

L’autre priorité consiste à mettre en place ce qu’on appelle la justice réparatrice. La Conférence des religieuses et religieux de France (Corref ) aura à voter en novembre la création d’une commission indépendante. Elle sera en capacité de recevoir, de manifester la reconnaissance du mal subi et d’accompagner la victime autant qu’elle le demande. La victime peut vouloir consulter les archives. Elle peut vouloir savoir ce qu’est devenu son agresseur, si des camarades ont été concernés. Elle peut vouloir indiquer quels soins lui ont été apportés et combien ils lui ont coûté. Le médiateur se tournera vers l’institut concerné et cherchera à obtenir un accord juste.

Comment établir l’indemnisation des préjudices subis ?

Cette justice réparatrice ne peut pas être forfaitaire. Les indemnités à prévoir sont, par principe, forcément individualisées. Tout reposera sur l’issue de la médiation. La commission indépendante veillera à ce qu’elle respecte chacune des parties. Le financement sera intégralement assuré par les instituts religieux. Un fonds de dotation subsidiaire va être constitué dans le cas où des faits concerneraient, par exemple, un institut disparu ou dans l’incapacité totale de verser quoi que ce soit.

Qu’avez-vous à dire au sujet du secret de la confession ?

Le fait que l’agresseur puisse se croire détenteur d’un absolu, de la volonté de Dieu, peut favoriser l’emprise. Et le secret de la confession a parfois contribué à étouffer des crimes, la Ciase le montre clairement.

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