Paroisse de la Trinité Roubaix-Hem
http://trinite-roubaix.fr/veillee-de-Noel-2014
      veillée de Noël 2014

veillée de Noël 2014

les retentissements de la Bonne nouvelle !

« Je vous annonce une Bonne Nouvelle : il vous est né aujourd’hui un Sauveur, Christ et Seigneur ! »
Voilà des titres grandioses : Sauveur, Christ, Seigneur qui claquent aux oreilles des Romains et des juifs et qui ont dû les laisser pantois !!!


Les Sauveurs, les Christs et les Seigneurs : ils connaissent bien : ils sont d’ailleurs nommés en en tête de la naissance de Jésus : César Auguste et son pouvoir impérial, Quirinius et son gouvernement de la Syrie, David, et sa royauté messianique ! Auguste est empereur ; David est roi ! Et rattacher la naissance de Jésus à un recensement universel revient à montrer qu’est né cette année-là le Sauveur de toute l’humanité ! Le voilà le Sauveur, le Christ, et le Seigneur : son trône est une mangeoire d’animaux, sa royauté est sa douceur et sa faiblesse, son pouvoir est celui d’un enfant qui ne sait pas parler !

Noël c’est la célébration de Jésus comme Messie et Christ alors qu’il sera un vaincu de l’histoire !

Noël c’est la célébration de Jésus comme Seigneur alors qu’il aura le destin d’un esclave !

Noël c’est la célébration de Jésus comme Sauveur alors qu’il finira sur une croix !
Noël c’est le renversement de tous les paramètres qui régissent encore bien des leviers de notre histoire : le pouvoir et la force de l’argent, le pouvoir et la force de la guerre, le pouvoir et la force des intégrismes de tout poil !
Devant cette bonne nouvelle d’un Sauveur enfant, d’un Seigneur « emmailloté et couché dans une mangeoire », d’un Christ né dans l’arrière fond de la pièce d’une maison réservée au bétail, qu’avons-nous à faire, à dire, à penser ?
C’est le but de la finale de ce récit de la naissance de Jésus que d’habitude nous le lisons pas, l’Evangile de Noël se terminant avec le chant des anges.
Or ce passage est important car il nous propose 4 attitudes à avoir devant l’annonce de la bonne nouvelle de la naissance de Jésus :
COMMUNICATION-ETONNEMENT-MEDITATION-LOUANGE !

La première attitude est d’abord celle des BERGERS : la COMMUNICATION : « Ayant vu, ils firent connaître la nouvelle de l’événement raconté au sujet de ce petit enfant » 2,17
L’ange leur avait parlé d’un Sauveur et ils découvrent une famille toute ordinaire avec un bébé couché dans une mangeoire. « Ayant vu cela », ils expriment leur foi et « parlent » de cet enfant. Dans cette finale, ça « parle » beaucoup : le verbe est répété 4 fois ! Et chez St Luc, ce verbe a une résonnance toute particulière : il exprime la prédication de l’Eglise, une prédication qui se veut persuasive et interpellante. Voilà notre première attitude à adopter devant cette nouvelle de la naissance de Jésus : en parler, la faire connaître, l’expliquer aux enfants devant la crèche de la maison, exprimer notre foi en ce Jésus qui vient bousculer, subvertir tous nos schémas de penser et de vivre !

La 2ème attitude est celle des AUDITEURS à qui est raconté cet événement : c’est l’ETONNEMENT : « Tous ceux qui les entendirent furent étonnés ce que leur disaient les bergers » 2,16
Nous sommes devenus sûrement des blasés quant à la naissance de Jésus ! Nous ne voyons plus l’extraordinaire, l’inouï, l’inédit de cette nouvelle : un Dieu Seigneur qui prend visage d’un enfant, un Dieu Seigneur qui prend le corps d’un enfant, un Dieu Seigneur qui naît dans une mangeoire ! Il y a de quoi être étonnés, interrogés, bousculés pour interroger et bousculer tous nos modes de fonctionnement dans notre société, nos Eglises, nos familles…
Restons étonnés et abasourdis que Dieu ait pris chair de notre chair pour que nous prenions soin de toute chair !

La 3ème attitude est celle de MARIE : la MEDITATION : « Marie conservait toutes ces paroles, les méditant dans son cœur » 2,19
Il ne s’agit pas seulement, pour Marie, de garder à l’esprit tous ces évènements mais surtout de les « comprendre » et de les « interpréter ». Marie devient la figure du chrétien qui relit et réinterprète toute l’histoire de la vie de Jésus, en la laissant mûrir, non seulement dans son intelligence, mais aussi dans son affectivité profonde.
Comme Marie qui prend de la distance devant les évènements pour les interpréter, ouvrons notre intelligence à la lecture des événements pour y imprégner l’esprit de l’Evangile !

La 4ème attitude revient une dernière fois aux BERGERS : la LOUANGE : « Les bergers retournèrent en glorifiant et en louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été dit » 2,20

Les bergers sont transformés et ils retournent en glorifiant et louant Dieu. Désormais l’armée céleste des anges peut rester là-haut dans le ciel, puisque les bergers en prennent le relais sur la terre. Les bergers deviennent les chantres du salut de Dieu, les chantres du Prince de la paix, les chantres de la joie de Dieu !
Au cœur de toutes nos nuits, soyons les guetteurs et les chantres de tout ce qui naît comme joie, paix et salut en notre monde !

Oui faisons-nous l’écho de toutes les répercussions de cette bonne nouvelle de la naissance de Jésus telle que Luc nous les rapporte :
Soyons les témoins étonnés de la foi en un Dieu qui est venu bousculer toutes nos représentations grandioses de Dieu !

Soyons, comme Marie et les bergers, les chantres étonnés d’un Dieu dont le trône est une mangeoire !

Documents joints

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

homelie