Paroisse de la Trinité Roubaix-Hem
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« Laisse les morts enterrer leurs morts mais toi, va annoncer le Royaume de Dieu ! »

« Laisse les morts enterrer leurs morts mais toi, va annoncer le Royaume de Dieu ! »
Voilà du beau saint Luc qui aime parler des morts et des vivants !
Cette maxime n’est pas une condamnation du devoir d’honorer père et mère et de leur rendre le devoir d’une digne sépulture.


Non, mais tout l’Evangile de Saint Luc entend faire des amis de Jésus des VIVANTS et non des MORTS à l’image de Jésus lui-même le VIVANT !
Rappelez-vous toujours l’annonce des deux hommes en vêtements éblouissants au tombeau de Jésus : « Pourquoi cherchez-vous le VIVANT parmi les morts ? » Luc 24,5
Cette phrase est tirée d’une tradition juive d’un débat entre Moïse et Pharaon où Pharaon cherche en vain le nom de YAHVEH dans ses livres et dans la liste de tous les dieux et finit par dire à Moïse : « Je n’ai pas trouvé de dieu à ce nom-là » et où Moïse répond : « Cherche-ton les morts parmi les vivants ou les vivants parmi les morts ? Notre Dieu est le Dieu des Vivants, ceux dont tu parles sont des morts » ! (Midrash Exode Rabbah)

Pour Luc, c’est désormais Jésus qui est le Vivant, qui est capable de faire passer ceux qui croient en lui des ténèbres à la lumière, de la tristesse à la joie, de la mort à la vie, de l’exode (Lc 9,31) à la gloire du ciel (9,51) !
Et quiconque souhaite le suivre, tous ceux qu’il appelle à le suivre, ont à devenir des VIVANTS à leur tour.
Ne soyons pas des morts, nous dit Jésus, qui enterrons des morts ! Mais des Vivants qui faisons resplendir la résurrection de Jésus !
Soyons des Vivants qui expérimentons la miséricorde et le pardon du Père comme ce fils dans cet Evangile de Luc dont le Père dit : « Mon fils était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est vivant » Luc 15,24
Soyons des Vivants qui invitons à notre table des pauvres, des estropiés, des boiteux car « cela nous sera rendu à la résurrection des justes » ! Luc 14,14
Soyons des Vivants comme Pierre qui, dans les Actes des Apôtres du même Saint Luc, remet debout un paralysé à Lydda et rend la vie à Tabitha à Joppé (Ac 9,32-43) !
Soyons des Vivants comme Paul qui, lui aussi, remet un boiteux debout sur ses deux pieds à Lystres (Ac 14,8-10) et rend la vie au jeune Eutyque à Troas (Ac 20,7-12) !
Ne soyons pas des morts qui enterrons des morts ! Mais pour reprendre l’une des magnifiques expressions de saint Luc : « Devenons Fils de Dieu, puisque nous sommes fils de la résurrection » Luc 20,36
Si nous ne plaçons pas nos pas dans ceux du Christ Jésus, si nous ne vivons pas selon l’art et l’allure du Royaume de Jésus, si nous n’avons pas le souci des choses de Dieu, si nous ne nous enrichissons pas « en vue de Dieu », Luc 12,21, si nous regardons toujours en arrière par crispation, par nostalgie, par peur, nous sommes des morts qui enterrons des morts !

Je retrouve la même explication dans l’excellent commentaire d’Antoine Nouis

« Si nous prenons la réponse de Jésus au premier degré, elle est impossible : un mort ne peut pas enterrer un mort. En outre, cette réponse est moralement choquante et pastoralement scandaleuse, c’est pourquoi nous devons l’interpréter au niveau symbolique. Les notions de mort et de vie vont au-delà de leur réalité biologique : dans la parabole du fis perdu et retrouvé, le fils était mort loin du père et il est revenu à la vie lorsqu’il le retrouve. Nous sommes invités à nous interroger sur les morts qui nous empêchent de répondre à l’appel du Christ et d’être des vivants. »

Et il termine son commentaire par cette magnifique parabole :

« Sur un siège de bus est assis un vieil homme qui tient à la main un bouquet de fleurs fraîchement cueillies. De l’autre côté de l’allée, se trouve une jeune fille dont le regard revient sans cesse se poser sur les fleurs. Le bus arrive à la station où le vieil homme doit descendre. Avant de quitter le bus, il dépose le bouquet sur les genoux de la jeune fille : « Je vois que vous aimez les fleurs, dit-il, et je pense que ma femme aimerait que vous les ayez, je vais lui dire que je vous les ai données. » La jeune fille n’a pas le temps de réagir que le vieillard est déjà descendu du bus. Elle regarde par la fenêtre et le voit…pousser la grille d’un petit cimetière. »

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