Paroisse de la Trinité Roubaix-Hem
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      1/06 - Le Souverain Berger !

1/06 - Le Souverain Berger !

homélie du 1er juin

En ce jour où nous fêtons le Jubilé de deux religieuses de la Congrégation des sœurs de Notre Dame de Charité du BON PASTEUR : Marie-Thérèse et Maggy, de la communauté Rose-Virginie, nous avons la chance d’être une paroisse où toutes les vocations de l’Eglise s’harmonisent et se complètent !


La vocation d’abord de tous les baptisés qui, comme Prêtres, Prophètes et serviteurs, s’investissent dans un service d’Eglise en catéchèse, dans les baptêmes, les mariages et les funérailles en devenant même officiants.
La vocation du ministère presbytéral qui est le signe de l’initiative de Dieu et de la communion des personnes et des services.
La vocation du ministère diaconal qui est le signe du service et de la diaconie dans l’Eglise.
La vocation des animatrices en pastorale qui s’engagent dans une mission particulière de responsabilité dans l’Eglise.
Et enfin, la vocation à la vie religieuse qui se caractérise par trois dimensions :
L’attachement au charisme d’un fondateur ou d’une fondatrice, la vie communautaire et fraternelle et enfin une vie signe du Royaume dans les trois vœux de pauvreté, d’obéissance et de chasteté.
La Congrégation du Bon Pasteur est fondée en 1835 par Sainte Marie Euphrasie Pelletier, de son prénom Rose-Virginie pour venir en aide aux femmes et aux enfants en difficulté et en souffrance comme le fait encore aujourd’hui la communauté Rose-Virginie dans notre paroisse, tout en vivant une vie communautaire et fraternelle, sous les signes du radicalisme évangélique de la vie pauvre, obéissante et chaste.
Je n’ai pas à parler à la place de Maggy, la supérieure de la communauté. Mais je voudrais seulement souligner un seul aspect qui est au cœur de la spiritualité de cette communauté et de la vie religieuse et que j’éclairerai de la lumière de cette lettre de St Pierre que je commente depuis 2 dimanches et que nous avons encore lue en 2ème lecture.
Sœur Marie-Euphrasie Pelletier disait : « Plus je lis la sainte Ecriture, et plus j’en aime les beautés » !
Eh bien allons-y ! Retirons encore une perle de cette lettre de Saint Pierre !
Vous vous appelez « Congrégation du BON PASTEUR » et votre spiritualité « est centrée sur la personne du Christ que chacune d’entre vous est appelée à « former » en elle » ! Eh bien le modèle du Bon Pasteur n’est pas seulement dans la célèbre parabole du Bon Pasteur qui connaît ses brebis dans St Jean. L’image en est donnée aussi dans cette lettre où St Pierre parle du Christ comme du « Pasteur qui veille sur les chrétiens » 2, 25.
Devant toutes les difficultés, épreuves, calomnies et souffrances que connaissent ces chrétiens de Turquie, il leur recommande d’avoir « pour modèle le Christ, de suivre ses traces et de se tourner vers le Pasteur qui veille sur ses brebis » 2,21.
Et de ce Pasteur, il en donne un portrait qui insiste uniquement sur la non-violence du Christ au cours de sa passion soumis à une souffrance injuste.
« Lui qui n’a jamais commis de péché,
Lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte et dans sa souffrance ne menaçait pas,
Lui qui a porté nos péchés dans son corps, mais se livrait à Celui qui juge avec justice,
Lui dont les blessures nous ont guéris… c’est lui le pasteur qui veille sur vous »
2,22-24
C’est une hymne à la non-violence du Christ au cœur de la souffrance ! Une hymne au Christ qui a souffert en cassant le cycle de la violence à l’instant même où elle se déchaîne. Une hymne à la remise de soi à Dieu, le juste juge, car si Jésus ne rend pas le mal pour le mal, il est aussi sans complicité avec le mal. Voilà le modèle que vous avez à suivre, mes sœurs, au cœur de votre mission, au cœur de toutes les souffrances que vous rencontrez et que vous pouvez aussi ressentir. Devenir les modèles de la non-violence du Christ qui n’a jamais non plus pactiser avec le mal et qui l’a combattu jusqu’à la croix !
Mais Saint Pierre n’arrête pas là le modèle du Christ à suivre dans sa passion.
Il poursuit : « Lui le Juste, il est mort pour les injustes, Lui mis à mort dans sa chair, mais rendu à la vie dans l’Esprit, il est allé proclamer l’Evangile à ceux qui étaient prisonniers de la mort » 3,18-19 « afin qu’ils vivent grâce à Dieu selon l’Esprit » 4,6
Même aux enfers, aux morts, aux damnés, aux prisonniers, aux cas les plus désespérés, Jésus ressuscité et vivant vient annoncer l’Evangile du salut pour qu’ils vivent grâce à Dieu selon l’Esprit !
Cette descente aux enfers de Jésus dit la dimension universelle de la volonté de Dieu : toutes les générations passées et futures sont rachetées par la mort de Jésus, le Pasteur qui veille sur nous.
Comment ne pas y lire ici le message célèbre d’espérance de votre fondatrice Marie Euphrasie Pelletier : « Qui que tu sois, quel que soit ton passé, tu es une personne unique et ta vie a de la valeur. Nul n’est jamais perdu pour Dieu » !
Aucune femme blessées par la vie n’est perdue pour Dieu : les victimes de la pauvreté, de l’exclusion, de violences, d’abus sexuels, les victimes du trafic des êtres humains, de la prostitution, les sans-papiers, les sans-domiciles, les demandeuses d’asile…
N’ayez pas peur, mes sœurs, de descendre aux enfers : le Christ vous y précède !
Enfin il y a un dernier texte où l’auteur de cette lettre parle de Jésus le Pasteur. Il s’adresse aux responsables de la communauté, mais nous sommes tous et toutes quelque part responsables ou d’un service ou d’une famille ou d’une communauté :
« Prenez soin comme des bergers du troupeau que Dieu vous a confié, veillez sur lui non par contrainte, mais de bon coeur, comme Dieu le désire. Agissez non par désir de vous enrichir, mais par dévouement. Ne cherchez pas à dominer ceux qui ont été confiés à votre garde, mais soyez des modèles pour le troupeau. 4 Et quand se manifestera le Souverain Pasteur, vous recevrez la couronne glorieuse qui ne perdra jamais son éclat. » 5,2-4
Encore une fois, toute responsabilité dans l’Eglise ne peut être exercée qu’au nom de Jésus le Souverain Pasteur, qu’en référence à sa vie, en conformité à son esprit, dans la générosité, le désintéressement et l’humilité.

Dominant le petit bureau de sœur Marie-Euphrasie Pelletier se tenait une statuette de bois : un bon Pasteur de 15 cms à peine. Que de fois les yeux de cette fondatrice se posèrent-ils sur lui. Voici en tous cas ce qu’elle en dit : « Jésus-Christ, le Bon Pasteur c’est le divin original que nous devons nous efforcer de retracer dans notre conduite » !

Bon Jubilé, Marie-Thérèse et Maggy à l’image de ce Souverain Berger tel que nous le présente cette 1ère lettre de Pierre !

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